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LoiGénéralemodern

Loi n° 173/AN/07/5ème L portant réorganisation du Ministère de la Santé.

n° 173/AN/07/5ème L

Introduction

L'ASSEMBLÉE NATIONALE A ADOPTÉLE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PROMULGUELA LOI DONT LA TENEUR SUIT :

Visas

  • VULa Constitution du 15 septembre 1992 ;
  • VULe Document « Propositions de réformes du système de santé » examiné et approuvé par le Conseil des Ministres en sa 71 ème séance du 06 juin 1996 ;
  • VULe Décret n°97-0039/PR/SP du 03 avril 1997 portant publication et mise à jour de la liste des médicaments essentiels ;
  • VULe Document « Politique pharmaceutique nationale » examiné et approuvé par le Conseil des Ministres en sa 2ème séance du 09 février 1999 ;

Texte intégral

Article 1er

Dans le cadre des réformes instituées par la loi n°48/AN/99/4ème L du 03 juillet 1999 portant orientation de la politique de santé, la présente loi détermine les nouvelles attributions et l’organisation du Ministère de la Santé qui en résulte. TITRE I : DES ATTRIBUTIONS

Article 2

Le ministre de la Santé est chargé de l’application de la politique du gouvernement en matière de santé, notamment d’élaborer, de mettre en oeuvre et de coordonner la politique de santé sur toute l’étendue du territoire national en assurant et promouvant la bonne santé physique, mentale et sociale des populations. En vue de mener à bien cette politique, le ministre de la Santé

suit les problèmes sanitaires en relation avec les autres départements intéressés

prépare, fait approuver et assure toutes mesures législatives et réglementaires appropriées

assure l’exécution et veille au respect des lois et règlements

est associé à toutes initiatives publiques et privées relatives à la Santé publique et à la population, et notamment aux programmes de recherche en matière de santé menés en République de Djibouti

exerce le contrôle et le suivi des professions médicales et paramédicales ainsi que des structures dans lesquelles elles exercent

définit et contrôle les programmes de formation des personnels de santé et, en particulier, dresse la liste des établissements dont les diplômes donnent droit à l’exercice d’une profession de santé en République de Djibouti

réglemente les conditions d’ouverture des établissements privés en matière de santé et participe à leur agrément

gère les carrières de l’ensemble des agents publics de la santé

suit la gestion des personnels de santé des collectivités locales et des établissements, unités de soins, d’analyse ou d’examen parapublics ou/et privés

fait assurer l’inspection technique sanitaire des services publics et privés de santé sur toute l’étendue du territoire national

veille à la qualité des prestations de soins et détermine les actions de santé prioritaires tant dans le domaine curatif que dans les domaines de la prévention, de la rééducation et de la réadaptation

décide de l’opportunité et de la faisabilité des projets de recherche proposés en matière de santé

propose au Gouvernement les décisions à prendre en matière de déclaration obligatoire des maladies

élabore, met en oeuvre et évalue les programmes de santé

définit les normes et standards des structures et des équipements sanitaires

exerce la tutelle technique des établissements autonomes

autorise l’exercice de la profession médicale et paramédicale.

Article 3

Le ministre de la Santé est l’interlocuteur obligé des organismes internationaux opérant en matière de santé sur le territoire djiboutien.A ce titre, il assure la coordination et participe à la supervision des actions conduites par ces organismes. TITRE II : DE L’ORGANISATION

Article 4

Pour mettre en oeuvre la politique du gouvernement en matière de santé, le ministre de la Santé dispose

d’un cabinet et d’un secrétariat particulier

d’organes rattachés

d’une administration centrale et décentralisée placée sous l’autorité d’un secrétaire général. CHAPITRE PREMIER : DU CABINET ET DU SECRETARIAT PARTICULIER DU MINISTRE

Article 5

Le ministre de la Santé est assisté de conseillers techniques reconnus pour leurs compétences en matière de santé publique, de politique pharmaceutique, de politique de formation, de la communication et relations publiques, d’économie, de gestion, d’administration de la santé.La constitution du cabinet et les désignations des conseillers techniques qui le composent sont arrêtés conformément aux textes en vigueur.

Article 6

Le secrétariat particulier du ministre est chargé de

la réception, l’enregistrement, la préparation et la distribution des courriers soumis à la lecture et à la signature du ministre

la gestion des rendez-vous du ministre

l’organisation des réunions, visites et réceptions décidées par le ministre, en liaison éventuellement avec le service du protocole de la Présidence de la République. CHAPITRE DEUXIEME : DES ORGANES RATTACHES

Article 7

Les organes directement rattachés au ministre sont

les Organes Consultatifs

l’Inspection Générale des Services de la Santé. Section I : Des organes consultatifs

Article 8

Les organes consultatifs sont

les conseils nationaux des ordres professionnels de la Santé

le Conseil national de la Santé publique

le Comité national d’organisation sanitaire et sociale, et– le Comité national multisectoriel du Programme des Besoins Essentiels. Sous-section 1 : Des Ordres professionnels de la Santé

Article 9

Les Ordres professionnels concernés correspondent aux professions de Santé définies aux articles 70 et suivants de la loi n°48/AN/99/4ème L du 03 juillet 1999 portant Orientation de la politique de Santé.

Article 10

L’organisation et les modalités de fonctionnement des Ordres professionnels de la Santé, ainsi que des Conseils nationaux correspondants, sont fixées par voie législative. Sous-section 2 : Du Conseil national de la Santé publique

Article 11

Le Conseil national de la Santé publique est un organe de réflexion et de suggestion, dont le domaine de compétence est celui des secteurs public et parapublic tels que définis aux alinéas 1 et 2 de l’article 10 de la loi n°48/AN/99/4ème L du 03 juillet 1999 portant Orientation de la politique de Santé.

Article 12

Il est appelé à formuler son avis, au moins une fois par an, sur

la mise à jour des schémas thérapeutiques

l’actualisation de la politique de prévention

l’application et les resultats de la politique de recouvrement des coûts.

Article 13

Sa composition et ses règles de fonctionnement sont fixées par voie réglementaire.Sous-section 3 : Du comité national d’organisation sanitaire et sociale

Article 14

Aux termes des articles 38 et 76 de la loi n°48/AN/99/4ème L du 03 juillet 1999 portant orientation de la politique de santé, le Comité national d’organisation sanitaire et sociale se voit charge, entre autres missions, d’arrêter la carte sanitaire ainsi que ses révisions périodiques et de les soumettre au ministre de la Santé en vue de leur adoption par voie réglementaire.

Article 15

Sa composition et ses modalités de fonctionnement sont déterminées, dans le respect des dispositions de l’article 42 de la loi portant orientation de la politique de santé, par voie de décret. Section 2 : De l’Inspection Générale des Services de la Santé (IGSS)

Article 16

L’Inspection Générale des Services de la Santé (IGSS) a pour mission de veiller au respect de la législation et de la réglementation en vigueur en matière de santé.En plus, elle effectue toutes les études et missions ponctuelles qui lui sont confiées par le ministre de la Santé et lui en remet les comptes-rendus détaillés.L’inspection générale des services de santé est placée sous l’autorité d’un médecin ou d’un pharmacien ayant une expérience d’au moins cinq ans dans l’Administration centrale et des competences requises pour ce poste. Il est nommé en Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la Santé. Il bénéficiera des avantages et des indemnités attribués à un Secrétaire Général de l’administration centrale.

Article 17

L’Inspection Générale des Services de la Santé comprend deux sections

la section technique dénommée Inspection technique avec deux (2) unités à savoir l’unité pharmaceutique et l’unité médicale

la section administrative et financière, dénommée Inspection administrative et financière. Sous-section 1 : De l’Inspection technique

Article 18

L’inspection technique est placée sous l’autorité d’un médecin ou d’un pharmacien nommé en Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la Santé. Il a rang et prérogatives d’un directeur de l’administration centrale.Pour remplir ses missions, l’inspecteur technique s’appui sur deux (2) unités : l’unité médicale dirigée par un médecin et l’unité pharmaceutique qui est sous la responsabilité d’un pharmacien.

Article 19

L’unité médicale est chargée de

contrôler l’application de la législation et de la réglementation sanitaire, rechercher et constater les infractions aux dispositions de ces textes

veiller au respect des textes législatifs et réglementaires applicables à l’exercice des professions médicales et paramédicales, en collaboration avec les conseils des ordres professionnels intéressés, et dresser des rapports sur les infractions aux dispositions de ces textes

vérifier la qualification professionnelle des personnes travaillant dans les structures sanitaires et s’assurer de la présence, du niveau et de la qualité des équipements techniques propres à chaque type de structures

participer à l’élaboration des dossiers d’ouverture et de cession des établissements et cabinets médicaux ou paramédicaux soumis au Ministère de la Santé

faire respecter la législation et la réglementation en matière d’hygiène publique et d’assainissement et procéder à des inspections périodiques en vue d’évaluer les conditions sanitaires du milieu.

Article 20

L’unité médicale est dirigée par un médecin nommé par le ministre de la Santé. Il est choisi parmi les cadres ayant une expérience professionnelle minimale de cinq ans et ayant déjà exercé des fonctions de niveau, au moins, de chef de service de l’administration centrale.

Article 21

L’unité des pharmacies est chargée de

veiller au respect des textes régissant les activités pharmaceutiques

inspecter au moins une fois par an les officines – pharmaceutiques, les dépôts de médicaments, les établissements de grossistes répartiteurs, les établissements de fabrication de médicaments et d’une façon générale tous les lieux où les médicaments sont délivrés, à titre onéreux ou gratuit

surveiller la circulation des stupéfiants et des substances psychotropes, d’en identifier notamment les entrées, d’en évaluer les consommations et, en collaboration avec la direction du Médicament, de la Pharmacie et des Laboratoires, d’exploiter les données recueillies

rechercher et signaler les circuits de vente illégale de médicaments

rechercher et faire saisir les médicaments non titulaires de l’autorisation de mise sur le marché djiboutien (AMMD)

rechercher et signaler- les publicités abusives

participer à l’élaboration des dossiers, instruits par la Direction du Médicament,de la Pharmacie et des Laboratoires, relatifs aux créations, cessions ou transferts des officines et des dépôts pharmaceutiques.

Article 22

L’inspecteur des pharmacies peut se faire assister par des officiers de police judiciaire dans l’accomplissement de ses missions. Tenu au secret professionnel, il peut se faire communiquer tous documents relatifs à la facturation et à l’importation des médicaments, substances et objets destinés à la médecine humaine comme à la médecine vétérinaire et prélever des échantillons. Il dresse procès verbal des infractions constatées, y compris celle qui consiste à faire obstacle a sa mission.

Article 23

L’inspecteur des pharmacies est un pharmacien nommé par le ministre de la Santé ; il est choisi parmi les cadres ayant une expérience professionnelle et des compétences reconnues dans les domaines des attributions de l’inspection des pharmacies.Il ne détient ni participation ni intérêt quelconque dans une officine ou une société pharmaceutique. Il a rang et prérogatives de chef de service de l’administration centrale. Sous-section 2 : De l’Inspection administrative et financière

Article 24

Il est créé au sein de l’Inspection Générale des services de Santé (IGSS), une Inspection Administrative et Financière dirigée par l’Inspecteur Administratif et Financier des Services de la Santé.Il est le point focal des institutions de contrôle national, des auditeurs, des missions d’évaluation des bailleurs de fond. A ce titre, il est chargé du suivi de leurs travaux et de leurs recommandations.

Article 25

L’Inspecteur Administratif et Financier des Services de la Santé est chargé

du contrôle administratif et financier de toutes les structures centrales ou autonomes du Ministère de la Santé

du suivi du contrôle et de l’évaluation de tous les projets et programmes du Ministère de la Santé sur base des rapports périodiques des responsables des dits projets

du suivi et du contrôle de l’exécution du budget du Ministère de la Santé (financement national ou externes)

du suivi et du contrôle du respect des consultants de leur missions (terme de références) ; il vérifie sur base des rapports des Directions opérationnelles qui reçoivent les services des dits consultants l’adéquation entre leurs termes de référence et leur travail sur le terrain. Dans ses missions, il est assisté d’un contrôleur administratif et financier ainsi qu’un informaticien statisticien. Il est aussi responsable, en collaboration avec la Direction des études et de la planification,de la Direction de l’épidémiologie ,de l’information sanitaire et de l’Hygiène publique, de la Direction des ressources humaines et Financières et d’autres directions du Ministère de la Santé ainsi que d’autres départements ministériels concernés, de la production annuelle des comptes nationaux de la Santé.

Article 26

L’Inspecteur Administratif et Financier effectue ses missions auprès des responsables des structures sanitaires, des projets, des programmes de développement dans les domaines suivants

élaboration des manuels des procédures administratives, financières et comptables

la planification des systèmes d’information

des tableaux de bord de gestion

des systèmes de contrôle de la gestion, et

de la comptabilité générale et analytique. Il est associé à tous les travaux d’amélioration organisationnelle ou opérationnelle ainsi qu’aux différentes études des coûts des structures et de la fixation des tarifs.

Article 27

L’Inspecteur Administratif et Financier en collaboration avec la Direction des Ressources Humaines et Financières, la Direction des Etudes et de la planification, la Direction des Régions Sanitaires contribue à l’amélioration de l’organisation du management, de la gestion et des recettes des structures centraux ou autonomes du Ministère de la Santé. Nommé en Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la Santé, il a rang et prérogatives d’un directeur de l’administration centrale. CHAPITRE TROISIEME : DU SECRETARIAT GENERAL DE LA SANTE

Article 28

Le Secrétariat général de la Santé est placé sous l’autorité d’un haut fonctionnaire nommé par décret pris en Conseil des Ministres, sur proposition du ministre de la Santé, parmi les hauts cadres de catégorie A justifiant d’une ancienneté professionnelle minimale de cinq ans et ayant déjà exercé des fonctions de niveau, au moins, de directeur d’administration centrale.

Article 29

Placé sous l’autorité directe du ministre, le secrétaire général de la Santé

participe à la conception, à l’élaboration et à l’adoption des grandes orientations de la politique du Ministère

veille à l’application des décisions prises

dirige, coordonne et contrôle les activités des directions, des sous directions, des programmes et services de l’administration centrale et régionale

supervise les opérations conduites conformément au plan national de développement sanitaire

prend toutes les mesures nécessaires pour l’application et le respect des dispositions prescrites par les textes législatifs et réglementaires relatifs à la Santé.

Article 30

Sous l’autorité du ministre, le secrétaire général coordonne les relations avec les partenaires au développement, peut provoquer des réunions complémentaires en relation avec toutes les directions, soumettre des propositions de financement pour des activités entrant dans le cadre du PNDS, n’ayant pas ou plus de financement ainsi que les financements des activités pertinentes non mentionnées par le PNDS.

Article 31

Dans l’exécution de ses missions, le Secrétaire Général du Ministère de la Santé est assisté par une direction de gestion des projets, un service juridique et d’un service de formation; services qui lui sont directement rattachés. Du Service Juridique

Article 32

Rattaché directement au secrétaire général, le service juridique est chargé de

suivre les dossiers juridiques et contentieux intéressant le Ministère

élaborer les textes propres à la réglementation administrative et financière du Ministère

instruire en collaboration avec l’inspection générale de la santé, les dossiers de création et de cession des établissements, des cabinets médicaux et paramédicaux privés

enfin il participe, en relation avec les secteurs concernés et avec le service des hôpitaux, à l’élaboration de la nomenclature des actes professionnels.

Article 33

Le service juridique est chargé en outre de tenir à jour la documentation concernant les affaires en litige ou en contentieux du Ministère et d’en conserver les archives. Du Service de formation

Article 34

Rattaché au secrétaire général, le Service de Formation met en oeuvre, en étroite collaboration avec les différentes directions, les responsables des programmes la politique de formation et de perfectionnement des personnels du Ministere de la Santé.

Article 35

le Service de Formation est l’interface entre le Ministère de la Santé et les institutions de formation.Dans ce cadre, il collabore étroitement au niveau national avec l’Institut National de Formation des Personnels de la Santé (INFPS) sur lequel il s’appuie pour mener la politique de formation des paramédicaux ou d’autres cadres intermédiaires.Il participe aux activités de planification et de conceptions des programmes de formation de l’INFPS ainsi qu’à l’identification des filières a mettre en place.Au niveau international, il suit les étudiants boursiers avec le Ministère de l’Education nationale et les personnels de santé qui sont en cours de formation ou des stages de perfectionnement.

Article 36

Le Service de Formation est chargé de

contribuer avec les autres directions à l’élaboration des postes et le profil professionnel

participer à l’élaboration du calendrier et contenu des programmes des concours professionnels et des concours d’admission aux formations initiales ainsi qu’aux différentes délibérations

donner son avis sur l’homologation des diplômes délivrés par les instituts de formation étrangers, des certifications et attestations

participer à la détermination des besoins en formation des différentes catégories de professionnels de santé et établit les prévisions de formation continue ou complémentaire

participer aux études, évaluation et suivi de la qualité des soins dans les formations sanitaires,et– étudier toute demande de bourse, de stage de perfectionnement, de spécialisation et gère les dossiers constitués à cet effet.

Article 37

Le Service de Formation est placé sous l’autorité d’un cadre supérieur ayant des compétences et des expériences professionnelles reconnues dans le domaine de formation. Il a rang de chef de service.

Article 38

Pour remplir ses missions, le Service de Formation s’appuie sur deux unités

unité de planification

unité administrative et financière. 1. Unité de planification :

Article 39

L’unité de planification assiste le chef de service de formation dans

la planification des activités de formations programmées dans les différents programmes de santé

le suivi, la supervision et les études (évaluation) de la qualité des prestations de service notamment en matière de performance des personnels paramédicaux des différents services

la préparation des dossiers et l’organisation des concours et/ou examens d’accès aux formations de Perfectionnements ou de spécialisation. Le responsable de cette unité est placé sous l’autorité d’un technicien supérieur, justifiant d’une expérience professionnelle et des compétences reconnues dans le domaine pédagogique. 2. Unité administrative et financière :

Article 40

Cette unité est chargée de la gestion et du suivi des dossiers du personnel formé.A ce titre, cette unité

s’informe des cursus et suit les étudiants boursiers ou les personnels de santé en cours de formation ou de perfectionnement à l’étranger

tient à jour le calendrier annuel de formation continue ou de perfectionnement

assure le suivi des formations dispensées aux personnels en position de stage

archive tous les documents de formation continue ou de perfectionnement

donne son approbation aux décaissements des fonds relatifs aux formations

établi un rapport trimestriel, semestriel et annuel des toutes les activités de formation réalisées en collaboration avec les différents programmes de santé et directions.Cette unité est placée sous l’autorité d’un attaché d’administration et financier justifiant d’une expérience professionnelle. De la Direction de Gestion des Projets

Article 41

Rattachée directement au Secrétaire Général, la Direction de gestion des Projets assure la gestion quotidienne des activités des projets de développement sanitaire du Ministère de la Santé à savoir

la gestion administrative et financière des projets de développement du secteur de la Santé

la coordination des activités entre les différentes directions et autres structures sanitaires chargés de l’exécution afin de veiller à ce que les aspects techniques des projets soient conformes aux stratégies arrêtées

la gestion des comptes spéciaux et autres fonds des projets placés sous son autorité, de la conservation des écritures comptables et des pièces justificatives conformément aux normes comptables exigées et propres aux institutions financières

l’élaboration et de la soumission des rapports périodiques de gestion et d’avancement des activités et des projets en exécution

l’engagement et le suivi des activités de passation de marché

la participation à tous les comités d’évaluation des projets et programmes

la contribution au suivi et à l’évaluation des projets en cours d’exécution, en collaboration avec la Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale.

Article 42

La Direction des Projets est composée de

un Directeur des Projets

le Responsable Administratif et Financier

un architecte responsable des passations des marchés

un ingénieur responsable du suivi des dossiers techniques (génie civil)

un comptable et des adjoints comptables, et

des assistantes de directions.

Article 43

Le Secrétariat Général du Ministère de la Santé, en plus des services qui lui sont directement rattachés ; dispose de l’appui de 8 Directions qui sont la

Direction de l’Epidémiologie et de l’Information Sanitaire

Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale

Direction des Médicaments, de la Pharmacie et des Laboratoires

Direction des Programmes de Santé Prioritaires

Direction de la Promotion de la Santé

Direction des Régions Sanitaires

Direction de la Santé de la Mère et de l’enfante, et

Direction des Ressources humaines et Financieres. Section 1 : De la Direction de l’Epidémiologie et de l’Information Sanitaire (DEIS)

Article 44

La Direction de l’Epidémiologie, de l’Information Sanitaire a pour mission d’assurer la surveillance épidémiologique, la responsabilité du système d’information sanitaire efficace et veiller à l’hygiène publique.Elle est placée sous l’autorité d’un médecin ayant des compétences en santé publique et en épidémiologie, doté d’une expérience professionnelle de 5 ans, nommé en Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la Santé. La Direction de l’Epidémiologie et de l’Information Sanitaire (DEIS) comprend trois (3) services

le Service d’épidémiologie

le Service d’Hygiène Publique

le Service d’Information Sanitaire. Sous-section 1 : Le Service d’Épidémiologie

Article 45

Le Service d’Epidémiologie est chargé de

contrôler et surveiller les épidémies sur le territoire national à partir des sites sentinelles opérationnels intégrant en plus la surveillance comportementale

identifier en collaboration avec des autres directions, les actions à mener en matière de vaccination et de lutte contre les maladies transmissibles

collecter, exploiter et transmettre les données épidémiologiques au service d’information sanitaire

assurer le contrôle sanitaire aux frontières

proposer à sa hiérarchie les décisions à prendre en matière de déclaration obligatoire des maladies

participer aux activités de recherche opérationnelle et appliquée. * Pour remplir ses missions, le service d’épidémiologie s’appuie sur quatre unités

unité vaccination

unité quarantaine

unité laboratoire nationale

unité recherche et surveillance épidémiologique. 1. Une unité vaccination chargée de

des vaccinations obligatoires dans le cadre des voyages internationaux

l’inclusion de nouveaux vaccins selon les nouvelles pathologies; la délivrance des carnets de vaccination internationale, et

le contrôle au niveau des postes frontaliers des carnets de vaccination. 2. Unité de laboratoire de santé publique chargé de

la surveillance biologique des maladies infectieuses et épidermiques

la sécurité microbiologique de l’eau et des aliments

la délivrance de certificat d’innocuité des produits transitant par le pays

le contrôle sanitaire des produits alimentaires au niveau de la production, transformation, conservation, transport, stockage et distribution. 3. Unité recherche et surveillance épidémiologique chargée de

l’analyse des données issues de la surveillance épidémiologique des maladies à déclaration obligatoire

la recherche appliquée à l’aide à la décision et l’analyse de risque

l’évaluation de l’impact des stratégies vaccinales, et

la surveillance des infections entériques, alimentaires et parasitaires, des zoonoses à partir notamment des données de la déclaration obligatoire ou des postes sentinelles. 4 Unité Quarantenaire chargée de

d’assurer l’accès à un service médical approprié

de mettre à disposition le matériel voulu et le personnel approprié pour permettre le transport des voyageurs malades vers un service médical approprié

de fournir les services d’un personnel qualifié pour l’inspection des moyens de transport, et

d’assurer l’hygiène des services utilisés par les voyageurs au point d’entrée. Sous-section 2 : Le Service d’Hygiène Publique

Article 46

Le Service d’Hygiène Publique est chargé d’appliquer sur tout le territoire national la politique determinée, en matière d’hygiène et d’assainissement, par les articles 119 et 120 de la loi n°48/AN/99/4ème L du 03 juillet 1999 portant orientation de la politique de santé. Le service d’hygiène est chargé de

proposer à sa hiérarchie les décisions à prendre en matière de déclaration ou quarantaine obligatoire des maladies

participer aux activités de recherche opérationnelle et appliquée

mettre en oeuvre les interventions sanitaires en cas d’épidémie

mettre en oeuvre les interventions sanitaires lors des campagnes de prévention

participer aux activités des départements nationaux s’occupant de la voirie urbaine, de l’assainissement, etc

mettre à jour les normes des systèmes d’assurance et de contrôle de qualité

assurer le contrôle continu de conformité des normes d’hygiène et de sécurité sanitaire. Pour remplir ses missions, le Service d’Hygiène Publique s’appuie sur trois (3) unités

une unité chargée de la santé environnementale

une unité d’hygiène des structures de santé

une unité d’hygiène des milieux de vie et du travail. 1. Unité Santé EnvironnementaleElle participe principalement à

l’hygiène des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux de loisirs, les eaux usées et les sous produits de leur traitement

la prévention et la lutte contre les inondations

le contrôle des rejets toxiques, des pesticides et des insecticides

la lutte contre les pollutions de l’atmosphère, des sols et des mers

le développement des adductions d’eau potable

l’appui au contrôle du système d’assainissement public, et

la réduction de l’impact des produits chimiques sur la santé humaine. 2. Unité Hygiène des structures de santé est chargée

du contrôle de la gestion des déchets médicaux dans les structures de santé

du contrôle de l’infection en milieu de soins

de certifier les structures respectant les règles d’élimination des déchets médicaux

d’appliquer les mesures qui s’imposent pour la sécurité sanitaire des patients et du personnel. 3. Unité Hygiène des Milieux de vie et de travail a pour mission de

s’assurer des mesures d’hygiène et de salubrité du milieu de vie et de travail des populations

contrôler de la collecte, le traitement et l’évacuation des déchets

la salubrité des locaux d’habitation et des établissements de santé

du contrôle des normes d’hygiène en milieu de travail. Sous section 3 : Le Service d’Information Sanitaire (SIS).

Article 47

Le Service d’Information Sanitaire a pour missions de

améliorer la qualité des données collectées par la standardisation des définitions de chaque maladie ou symptôme

assurer la surveillance épidémiologique dans la collecte, l’analyse et la diffusion des données sur les maladies a déclaration obligatoire et des maladies transmissibles et non transmissibles

assurer la mise en place des indicateurs de suivi, d’impact, de processus et d’évaluation des programmes d’appui au développement sanitaire

produire annuellement le rapport national du système de santé

valider et fournir officiellement les statistiques du système de santé. Le Système d’Information Sanitaire est placé sous l’autorité d’un haut cadre justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues.

Article 48

Ce service s’appuie plus particulièrement sur l’unité de recherche et de surveillance épidémiologique sus mentionnée à l’article 45 ainsi que le service d’archives, documentation et nouvelles technologies de l’information de la Direction des Ressources humaines et financières . Section 2 : De la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant

Article 49

La Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant est chargée de concevoir, coordonner et superviser la réalisation des actions et programmes destinés à améliorer la santé de la mère et de l’enfant.Ces actions et programmes sont fixés par les articles 115 et 116 de la loi n°48/AN/99/4ème L du 03 juillet 1999 portant orientation de la politique de Santé, qui en souligne le caractère prioritaire.

Article 50

La Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant s’appui sur les programmes suivants

le Programme de Santé de la Reproduction

le Programme de Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’enfant (PCIME)

le Programme de Prévention de la Transmission Parent- Enfant (PTPE) et

le Programme Nutrition. A ce titre la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant aura la charge de

appuyer lesdits programmes dans l’élaboration de nouvelles stratégies pour l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant

coordonner, superviser, évaluer la mise en oeuvre du plan d’action de chaque programme respectif et ce, en étroite collaboration avec les responsables concernés et les autres directions du Ministère qui contribuent aux succès de ces programmes.

Article 51

Au niveau des structures sanitaires la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant, en étroite collaboration avec les autres directions, est chargée de

élaborer et mettre en oeuvre les stratégies les plus appropriées pour améliorer la Santé de la mère et de l’enfant,– créer des synergies entres les différentes structures sanitaires dans le but d’optimiser leur efficacité

assurer le suivi et la supervision des activités ayant trait à la Santé de la mère et de l’enfant

apporter un appui technique et de gestion dans la réalisation de toutes activités visant l’amélioration des performances (formation, identification des besoins etc.)

assister les différents programmes pour définir les besoins (matériels, équipement, médicaments essentiels, financement…)

participer à la définition des axes de formation pour améliorer la prise en charge du couple mère et enfant.

Article 52

Placé sous l’autorité d’un médecin ou d’un technicien supérieur de la santé, et justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues, Le directeur de la Santé de la Mère et Enfant est nommé en conseil de ministre sur proposition du ministre de la Santé. Sous-section 1 : Le Service de la Santé de la Mère

Article 53

Le Service de la Santé de la Mère est chargé d’assister la direction à l’exécution, à la coordination et à la supervision des actions destinées à améliorer la santé de la mère. Il doit veiller à la mise en place des stratégies et orientations nouvelles dans le cadre de la Santé Reproductive et Sexuelle. Il doit apporter un appui et une expertise au niveau des services de santé offrant des soins à la mère. Ce service est placé sous l’autorité d’un cadre supérieur justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues dans le domaine. Sous-section 2 : Le Service de la Santé de l’Enfant

Article 54

Le Service de la Santé de l’Enfant est chargé d’assister la direction à l’exécution, à la coordination et à la supervision des actions destinées à améliorer la santé de l’enfant. Il doit veiller à la mise en place des stratégies. Il doit apporter un appui et une expertise au niveau des services de santé offrant des soins à l’enfant. Ce service est placé sous l’autorité d’un cadre supérieur justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues dans le domaine. Sous-section 3 : Le Programme de Nutrition

Article 55

Le programme de Nutrition est chargé de mettre en place la stratégie nationale de prévention de lutte contre la malnutrition. Il coordonne les actions dans l’ensemble des structures sanitaire offrant la prise en charge et assure le suivi et l’évaluation de l’état nutritionnel des enfants. Il détermine les besoins et communique toutes les nouvelles orientations pour l’amélioration de l’état nutritionnel des enfants et des femmes enceintes au niveau national. Le responsable de ce programme a rang de cadre supérieur avec une ancienneté et compétence reconnues dans le domaine. Sous-section 4 : Le programme chargé de la prévention de la transmission du VIH/Sida des parents a l’enfant (PTPE)

Article 56

Ce programme a pour mission d’intégrer la PTPE dans l’ensemble des services offrants des soins en direction des femmes enceintes et accouchées et des nouveaux-nés. Il doit coordonner l’élaboration et la mise en oeuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la transmission des IST/VIH/Sida des parents à l’enfant. Le responsable de ce programme a rang de cadre supérieur avec une ancienneté et compétence reconnues dans le domaine.Les responsables des programmes ont rang et prérogative de chef de service de l’administration centrale. Sous-section 5 : le Programme de Santé de la Reproduction La mission de ce programme est de contribuer à la diminution de la mortalité et la morbidité maternelles et néonatales par

l’amélioration de l’état de santé reproductive et sexuelle des couples et individus, y compris les jeunes

l’amélioration de l’accès des femmes enceintes à des services de qualité de consultations prénatales, post-natales et de planification familiale, de prise en charge de l’accouchement et des complications gynéco- obstétricales. D’une façon spécifique le programme aura comme attributions

apporter un appui technique, logistique et de gestion au service Mère enfant

appuyer la programmation et la définition des thèmes d’intervention en matière d’information, d’éducation, communication en direction de la communauté sur base des nouvelles orientations nationales. Sous-section 6 : le Programme de prise en charge intégrée des Maladies de l’enfant (PCIME)

Article 57

Ce programme a comme mission principale de réduire la mortalité et la morbidité des maladies pour favoriser la croissance et le développement de l’enfant. Ce programme repose sur une stratégie à trois composantes : i) Amélioration des compétences du personnel de sante ii) Amélioration du systeme de santé iii) Amélioration des pratiques familiales et communautaires. Pour remplir sa mission,ce programme s’appuiera sur deux unités à savoir celle de la formation et de la supervision ainsi que l’unité de la PECIME communautaire.Les attributions spécifiques du programme s’articuleront aussi bien sur les aspects préventifs que curatifs. L’Aspect préventif

intervention communautaire/à domicile pour améliorer les pratiques familiales en matière de nutrition et de l’hygiène

promouvoir en collaboration étroite avec le programme de lutte contre le Paludisme l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides

promouvoir en collaboration étroite avec le programme élargit de vaccination, la vaccination contre les maladies cibles

conseil sur l’alimentation complémentaire et l’allaitement maternel

information sur la supplémentation en micronutriments. L’Aspect curatif :Le programme mettra en avant la prise en charge précoce des principales infections

les Infections respiratoires aigues, la diarrhée, la rougeole, la malnutrition, et d’autres infections graves chez l’enfant

le traitement approprié des cas

l’administration systématique de vitamine A

l’administration de fer et traitement anthelminthique. Section 3 : De la Direction de la Promotion de la Santé (DPS)

Article 58

La Direction de la Promotion de la Santé (DPS) a pour mandat principal d’assurer le succès de la politique de la santé pour tous, d’accroître le plaidoyer et la mobilisation des différentes acteurs de la santé, des partenaires au développement et plus généralement des forces vives du pays. Elle a en outre pour mission de responsabiliser les différents acteurs impliqués dans l’amélioration de la santé, du lien existant entre la promotion de la santé, la santé et le développement humain et économique.

Article 59

Elle est placée sous l’autorité d’un administrateur civil ou d’un technicien supérieur de la santé spécialisé en communication justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues. Ce haut cadre est nommé en conseil des ministres sur proposition du ministre de la santé.

Article 60

La Direction de la Promotion de la Santé (DPS) a pour taches de

accroître l’implication et la participation de l’ensemble des acteurs, des bénéficiaires du système de santé ainsi que des leaders politiques, religieux et communautaires

renforcer les capacités institutionnelles de coordination et le leadership du Ministère de la Santé dans les actions mettant au centre des préoccupations des autres départements ou secteurs, les questions relatives à la santé

assurer le plaidoyer et la mobilisation des acteurs nationaux (chefs religieux, politiques, des leaders communautaires et de la société civile, etc.), des partenaires et intervenants tant régionaux que locaux

impulser et orienter la mobilisation des Mass Média en faveur de la promotion de la santé

promouvoir et coordonner les meilleures approches pour la participation des communautés dans la mise en oeuvre des programmes basés sur des stratégies et plans d’actions de développement local, pour la sauvegarde de la santé individuelle/ familiale et communautaire

concevoir et executer les campagnes structurées de sensibilisation et de communication contre les fléaux sanitaires, en faveur des autres programmes du ministère et aussi pour la sauvegarde du système sanitaire, de toutes mesures d’intérêt général pris par le ministère

concevoir, tester et mettre en oeuvre des outils pour assurer la promotion de la santé

suivre, superviser et évaluer les actions de communication et de mobilisation sociale. Dans ses missions, la DPS s’appuie sur deux (2) services et un programme

le service d’éducation pour la santé et de la mobilisation sociale

le service de santé scolaire et universitaire

le programme des Besoins Essentiels de Developpement (BED). Sous-section 1 : Le Service d’ Education pour la Santé et de Mobilisation Sociale

Article 61

Le Service d’Education pour la Santé et de Mobilisation Sociale est en charge des actions de communication et de mobilisation sociale visant, selon le cas, la population, les personnels de santé, les leaders politiques, religieux, communautaires et associatifs pour un changement de comportements de santé. A ce titre, il se verra confié, par l’ensemble des services, institutions et programmes relevant du ministère, la conception et la mise en oeuvre des outils d’éducation pour la santé, des campagnes de sensibilisation et de communication correspondantes.

Article 62

Les actions du Service d’Education pour la Santé et de Mobilisation Sociale portent aussi bien sur les réformes engagées par le ministère (participation financière, couverture maladie, accessibilité aux médicaments essentiels etc..) que sur les objectifs prioritaires en matière d’information, éducation, communication et de mobilisation sociale (carnets de santé, protection de la femme, diarrhées de l’enfant,…) des thèmes de santé définis comme prioritaires. Sous-section 2 : Le Service de Santé Scolaire et Universitaire

Article 63

Le service de santé scolaire et universitaire a pour missions

de mettre en place et coordonner les activités sanitaires en milieu scolaire et universitaires en relation avec le Ministère de l’Education Nationale, chargé de l’Enseignement Supérieur

d’initier et d’appliquer des programmes de prévention et d’éducation pour la santé entre autres des adolescents, en collaboration avec le service éducation pour la santé

de définir et mettre en oeuvre en étroite collaboration avec les autres directions et services, une stratégie appropriée pour promouvoir la santé des adolescents

de définir les critères d’aptitude aux activités sportives et d’éducation physique, en liaison avec les services du ministère chargé de la jeunesse et des sports

de procéder à des évaluations régulières des activités de santé conduites en milieu scolaire et universitaire. Sous section 3 : Le Programme des Besoins Essentiels de Développement (PBED)

Article 64

Le Programme de Besoins Essentiels de Développement (PBED) a pour taches principales, la mise en oeuvre d’une stratégie nationale, de concevoir et rendre effective la participation de la communauté dans les actions requises pour atteindre un meilleur statut sanitaire et de promouvoir le développement socio-économique intégré de la population, à travers des actions intersectorielles coordonnées à différents niveaux : national, régional et local.

Article 65

L’approche du PBED se base sur les besoins essentiels de la communauté qui procède à l’analyse de ses problèmes et définie ses propres priorités pour mettre en oeuvre des actions de développement dans les différents domaines socio-économiques comme la santé, l’éducation, l’environnement, le développement rural, et les activités génératrices de revenus.

Article 66

Ce Programme comprend deux (2) unités fonctionnelles

l’unité de gestion centrale du BED

l’unité de gestion régionale du BED. Ces deux unités vont travailler de concert avec les structures du Ministère de la santé tels que le niveau central, les comités de santé régionaux et les comités de développement villageois représentant les communautés au niveau local. 1. L’Unité de gestion centrale du BEDCette unité joue le rôle de secrétariat du Comité national multidisciplinaire et a comme attributions

la coordination des efforts du BED avec les différents partenaires à l’intérieur du Ministère de la Santé et avec les autres secteurs et partenaires

l’appui à la mise en place des plans d’action régionaux

le renforcement des capacités à travers l’organisation des sessions de formation, et

la gestion quotidienne du fonctionnement du programme BED au niveau national. 2. L’unité de gestion régionale du BEDL’unité joue le rôle de secrétariat du Comité régional de santé et sa gestion est confiée à l’équipe de santé sous régionale sous la responsabilité du medecin chef de l’Hôpital Régional. L’unité a comme attributions

la diffusion du BED auprès des utilisateurs du service de santé et faire la liaison entre Santé et développement

établissement des priorités sanitaires

intégration des actions de santé de façon transversale dans les programmes des autres intervenants

la liaison entre l’unité BED au niveau central et la commission de santé régionale

actualisation systématique des données et informations

la gestion quotidienne du Programme au niveau régional.

Article 67

Le responsable du Programme des Besoins Essentiels de Développement (PBED) bénéficie des droits et avantages d’un chef de service de l’administration centrale. Section 4 : De la Direction des Régions Sanitaires

Article 68

La Direction des Régions Sanitaires a pour mission de veiller à l’exécution de la politique sanitaire dans les districts sanitaires selon les normes préétablies, de veiller à la qualité et à l’accessibilité des soins sur l’ensemble du territoire national. A ce titre elle est chargée de

impulser et suivre la mise en oeuvre de la décentralisation effective des services de santé

suivre l’évolution des techniques – médicales, chirurgicales et biomédicales en matière d’équipements, de qualification des personnels et de tarification des actes

participer à l’élaboration des normes de fonctionnement des établissements de santé et, en liaison avec la direction administrative et financière, de définir et tenir à jour les besoins qualitatifs et quantitatifs en personnels, équipements et infrastructures

élaborer, coordonner et évaluer les programmes sanitaires nationaux

initier et coordonner les activités de recherche opérationnelle et appliquée auxquelles participent, selon le cas, la direction du médicament,de la pharmacie et du laboratoire, la direction des études, de la planification et de la coopération internationale, la direction de la promotion de la santé, la direction de l’épidémiologie et de l’information sanitaire, l’Hôpital Général Peltier, l’Hôpital de Balbala, le laboratoire national d’analyses médicales, etc.

participer à l’élaboration, à la coordination et évaluation des programmes sanitaires nationaux

proposer l’élaboration et la mise à jour des protocoles nationaux et schémas thérapeutiques, qui sont soumis à l’approbation du Conseil National de la Santé.

Article 69

Elle est placée sous l’autorité d’un haut cadre nommé en Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la santé et justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues.

Article 70

La Direction des Régions Sanitaires est chargée en outre de contrôler la gestion administrative, financière et technique des Hôpitaux régionaux, des centres de santé et des postes de santé de toute la région.

Article 71

Elle fait appel en outre, en cas de besoin, aux compétences d’organes consultatifs des comités techniques, compétents en matière de

standardisation et harmonisation des matériels, des équipements et des techniques à l’échelon national

définition du paquet minimum d’activités pour chaque niveau de structures et les tarifications des prestations

mise en place des systèmes d’assurance et de contrôle de qualité des prestations

d’élaboration et de mise à jour des protocoles nationaux et des schémas thérapeutiques, qui sont soumis chaque année à l’approbation du Conseil national de la sante publique

suivi de l’évolution des techniques médicales, chirurgicales et biomédicales en matière d’équipements, de qualification des personnels. La composition et les modalités de fonctionnement de ces comités sont fixées par voie réglementaire.

Article 72

La Direction des Régions Sanitaires (DRS) comprend cinq (5) sous-directions et trois services

le service des régions sanitaires

le service des hôpitaux

le service de soins de santé de base. Sous section 1 : Le Service des Régions Sanitaires

Article 73

Les Service des Régions Sanitaires (SRS) assure l’interface entre les directions du Ministère et les 5 Régions Sanitaires de l’Intérieur. Le Directeur des Régions Sanitaires est le correspondant des Sous-directeurs Régionaux au sein de l’administration centrale.

Article 74

Dans le cadre de la décentralisation et suivant les dispositions du chapitre deuxième de la loi portant orientation de la politique de santé, chaque région sanitaire, dont les limites géographiques sont celles du district administratif regroupe un certain nombre de secteurs sanitaires correspondant chacun à l’unité territoriale de base de la carte sanitaire.

Article 75

Sous l’autorité fonctionnelle du Directeur des Régions Sanitaires, chaque Sous-Direction Régionale est dirigée par un haut cadre formé en santé publique et disposant d’une expérience d’au moins 5 ans. Nommé en Conseil des Ministres, il est chargé de coordonner et de contrôler les activités sanitaires sur toute l’étendue de la région et s’appuie dans ses missions sur un service technique et sur un service administratif.

Article 76

Les Sous-Directions des régions sanitaires sont au nombre de cinq, à raison d’une par région à savoir

la Sous-Direction de la Région Sanitaire d’OBOCK

la Sous-Direction de la Région Sanitaire de TADJOURAH

la Sous-Direction de la Région Sanitaire d’ARTA

la Sous-Direction de la Région Sanitaire de DIKHIL

la Sous-Direction de la Région Sanitaire d’ALI-SABIEH.

Article 77

Elles sont chargées notamment de

assurer la représentativité du ministère de la santé dans les régions

promouvoir et superviser les activités de santé dans les domaines de la medecine curative et de la prévention ainsi que de la mobilisation sociale et participation communautaire

veiller à la qualité et à l’accessibilité des soins

décrire les postes de travail au sein des structures placées sous leur autorité, déterminer leurs besoins en personnels, gérer et évaluer les personnels affectés

recenser les infrastructures et les équipements techniques du district sanitaire et proposer les investissements en ces domaines

veiller à la bonne exécution du budget et suivre l’avancement des programmes de construction, de réhabilitation et d’équipement des structures sanitaires

favoriser l’implication des autres secteurs (Promotion de la Femme, Education nationale, Agriculture et Elevage, etc.) représentés dans les régions, des Conseils régionaux et la participation de la communauté, des acteurs de la société civile dans les actions de santé

s’assurer du bon entretien des locaux et équipements, et

recueillir, exploiter et transmettre les données sanitaires à l’échelon central (SIS).

Article 78

L’organisation et les modalités de fonctionnement des Sous-Directions des régions sanitaires sont déterminées par des textes particuliers. Sous section 2 : Le Service des Hôpitaux

Article 79

Le Service des Hôpitaux est chargé de

assurer la tutelle technique des établissements de santé

veiller à ce que ces établissements fournissent des prestations de qualité à moindre coût

participer, en liaison avec le service Formation, à l’élaboration des programmes de formation, à la formation et au perfectionnement des personnels techniques de la santé.

Article 80

Le Service des Hôpitaux est chargé également en collaboration avec les autres directions du ministère de la santé de déterminer, pour chaque type de structures hospitalières, le contenu du « paquet minimum d’activités » et les moyens nécessaires à sa réalisation. En liaison avec les secteurs concernés et avec la direction des ressources humaines et financière, ce service établi la nomenclature des actes professionnels et la réglementation relative à la tarification des prestations sanitaires dans l’ensemble des secteurs, public, parapublic et privé. Sous section 3 : Le Service des Soins de Santé de Base

Article 81

Le Service des Soins de Santé de Base (SSSB) est chargé de superviser l’élaboration et la mise en oeuvre des programmes sanitaires nationaux, tels que définis aux articles 20 et 21 de la loi portant orientation de la politique de santé, et de veiller à leur intégration au niveau de l’ensemble des formations sanitaires.

Article 82

Le Service des Soins de Santé de Base est placé sous l’autorité d’un haut cadre justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues. Ce service est un organe normatif chargé de

établir, en liaison avec les secteurs concernés et avec la direction administrative et financière, la nomenclature des actes professionnels et la réglementation relative à la tarification des prestations sanitaires fournies par ces établissements

veiller à l’accessibilité des populations aux prestations de qualité à moindre coût

déterminer, en collaboration avec les départements concernés, pour chaque type de structures, le contenu du « paquet minimum d’activités » et les moyens nécessaires à sa réalisation

veiller au respect des tarifications des prestations et définition du paquet minimum d’activités pour les structures périphériques. En sa qualité d’organe d’étude et de planification pour les services de base, ce service

contribue à la conception et planification du plan national de développement sanitaire (PNDS) pour les structures de santé de base

planifie et veille au suivi et évaluation des projets et programmes en cours d’exécution, en accord avec les sous directions régionales des districts sanitaires, les calendriers de suivi et évaluation des programmes

participe à l’étude des schémas d’élaboration de la Carte sanitaire ainsi que le redéploiement de l’offre de soins en fonction de l’évolution des besoins

participe à l’étude des schémas d’élaboration de la Carte sanitaire ainsi que le redéploiement de l’offre de soins en fonction de l’évolution des besoins. Le Service des Soins de Santé de Base est tenu de signaler à sa hiérarchie les programmes, inscrits au PNDS, qui ne peuvent pas être respectés en raison de l’insuffisance ou de l’épuisement des financements.

Article 83

Le Service Soins de Santé de Base s’appuie dans ses missions une unité technique et une unité administrative : 1. L’Unité techniqueCette unité est chargée essentiellement de

planifier et suivre, en accord avec les sous directions régionales des districts sanitaires, les calendriers d’exécution des programmes

assurer la coordination entre les sous directions régionales, entre ces dernières et les programmes

participer aux supervisions régionales des prestations de services et d’établir les rapports

participer, en liaison avec le service de Formation, à l’analyse des besoins en formations, la planification des programmes de formation, et la formation des personnels techniques de la santé dans les structures périphériques des six sous directions régionales des districts sanitaires

participer à l’élaboration des rapports périodiques et annuels des régions sanitaires. 2. L’Unité administrative est chargée essentiellement de

suivre au quotidien les aspects administratifs des structures de base et proposer des solutions appropriés afin que la direction des ressources humaines et financières prennent les décisions nécessaires

assurer en collaboration avec la direction des ressources humaines et financières le suivi des aspects administratifs des structures de base. Section 5 : De la Direction du Médicament, de la Pharmacie et des Laboratoires

Article 84

La Direction du médicament, de la pharmacie et des laboratoires est un organisme de réglementation chargé de

préparer les décisions des pouvoirs publics relatives aux médicaments et à l’exercice de la pharmacie

mettre en oeuvre la politique pharmaceutique nationale adoptée par le gouvernement

soumettre au ministre de la santé les projets de textes législatifs et réglementaires en la matière

concevoir et évaluer en liaison avec la direction des ressources humaines et financières ; la direction des régions sanitaires ainsi que la direction des études, de la planification et de la coopération internationale, les mécanismes de participation financière de la population

délivrer les autorisations de mise sur le marché djiboutien (AMMD)

veiller à l’application des conventions, traités et accords internationaux relatifs aux médicaments, aux stupéfiants et aux substances psychotropes

vérifier en relation avec les services des contributions indirectes chargés des contrôles aux frontières, la conformité des dons de médicaments avec les dispositions du décret publiant la liste nationale des médicaments et matériels essentiels.

Article 85

La Direction du Médicament, de la Pharmacie et des Laboratoires (DMPL) est placée sous l’autorité d’un directeur nommé en Conseil des Ministres, sur proposition du ministre chargé de la santé, parmi les cadres justifiant d’une expérience professionnelle minimale de cinq ans et de compétences reconnues. Il est pharmacien, médecin ou économiste de la santé et ne détient ni participation ni intérêt quelconque dans une officine ou une société pharmaceutique.

Article 86

La Direction du Médicament, de la Pharmacie et des Laboratoires (DMPL) comprend trois services

le Service des Réglementations

le Service de la Pharmacopée

le Service des Laboratoires. Elle fait appel régulièrement aux compétences de deux organes consultatifs

le Comité National des Médicaments

la Commission de Contrôle de la Publicité Pharmaceutique. Sous section 1 : Le Service des Réglementations

Article 87

Le service des réglementations est chargé de l’élaboration des projets de textes législatifs et réglementaires relatifs aux produits pharmaceutiques, aux divers modes d’exercice de la pharmacie et d’une façon générale de tous textes traitant des médicaments et des autres articles vendus en pharmacie.

Article 88

Il veille à l’application des conventions, traités et accords relatifs aux médicaments et aux substances soumises à la réglementation internationale. En liaison avec les services concernés du ministère de l’intérieur, il collabore notamment à la lutte contre la toxicomanie et le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes. Dans ce but, il obtient régulièrement de l’inspection des pharmacies les entrées et consommations licites de ces produits.

Article 89

En application des textes fixant les conditions d’importation, de distribution et de promotion des produits pharmaceutiques, le service reglementation examine les demandes relatives à

l’ouverture, la cession ou le transfert des officines privées et des dépôts pharmaceutiques

la création des établissements de grossiste, répartiteur et de fabrication de médicaments

l’agrément des activités de représentation de produits pharmaceutiques et/ou de substances et objets dont le commerce est soumis a restriction. Il est chargé d’instruire les dossiers correspondants et, après avis de l’inspection des pharmacies et du comité national d’organisation sanitaire et sociale, de les soumettre a la décision des pouvoirs publics.

Article 90

Le service réglementation, en collaboration avec l’inspection des pharmacies, veille au respect de la réglementation portant sur les médicaments. En liaison avec les services compétents des ministères chargés de l’économie, des finances et du commerce, il participe à la tarification des produits pharmaceutiques dans les secteurs public, parapublic et privé. En relation avec la Commission de contrôle de la publicité pharmaceutique, il réglemente et vérifie le contenu de la publicité pharmaceutique et de l’information medicale.

Article 91

Il soumet à l’approbation du ministre la liste nationale des médicaments et matériels essentiels, qui est établie après avis de la Centrale d’achat des médicaments et petits matériels essentiels (CAMME) et du Comité National des Médicaments, et qui fait l’objet de révisions périodiques. La révision de la liste nationale des médicaments et petits matériels essentiels repose sur une procédure systématique de consultation annuelle du plus grand nombre de médecins : responsables des structures sanitaires, des services hospitaliers et/ou spécialisés, des programmes nationaux et des institutions ou établissements à but non lucratif. Cette liste est mise à jour et publiée au minimum tous les deux ans par voie de réglementation. Sous section 2 : Le Service de la Pharmacopée

Article 92

Dans les conditions définies par les textes en vigueur, le service pharmacopée délivre

les autorisations de mise sur le marché djiboutien (AMMD)

les autorisations nécessaires à la distribution de médicaments à titre onéreux ou gratuit, qu’il s’agisse d’actions commerciales ou humanitaires, d’échantillons médicaux ou de dons

les autorisations préalables d’importation de médicaments

en relation avec le service des hôpitaux, les autorisations préalables aux essais cliniques ou biologiques.

Article 93

Le service pharmacopée assure également

l’élaboration, la mise à jour et la publication de la liste des autorisations de mise sur le marché djiboutien (AMMD) délivrées

la mise en place des mesures de pharmacovigilance

l’organisation en relation avec l’Institut National de Formation du Personnel de la Santé et la Direction de la Promotion de la Santé, des campagnes d’Information, Education et Communication (I.E.C.) sur l’utilisation rationnelle des médicaments essentiels.

Article 94

Il est chargé en outre des questions relatives

aux plantes médicinales et à la pharmacopée traditionnelle, en liaison avec les directions techniques concernés

aux médicaments à usage vétérinaire, en relation avec les services du ministère chargé de l’élevage.

Article 95

Le service pharmacopée peut faire appel aux compétences du comité national des médicaments ou des organes consultatifs sur lesquels il s’appui.

Article 96

Les organes consultatifs, composés d’experts sur lesquels s’appuie la direction du médicament et de la pharmacie, sont au nombre de deux

le Comité National des Médicaments

la Commission de contrôle de la publicité pharmaceutique. La composition, les attributions et l’organisation de ces commissions sont établies par voie réglementaire. Sous section 3 : Le service des laboratoires

Article 97

Le service des laboratoires est chargé de coordonner les activités de l’ensemble des laboratoires du Ministère de la Santé. Il devra couvrir les besoins essentiels des différents niveaux de la pyramide sanitaire en matière d’examens de laboratoire et fournir les prestations de qualité. Placé sous l’autorité d’un haut cadre ayant l’expérience requise, ce service des laboratoires est organisé comme suit

une unité chargée de la gestion : évaluation des besoins, approvisionnement en réactifs et equipement, répartition des moyens

une unité d’appui technique et de formation : qui assure le choix des équipements et maintenance, la mise en place de nouvelles techniques, la supervision technique et la formation permanente

une unité chargée des normes, réglementation et assurance de qualité. Section 6 : De la Direction des Ressources Humaines et Financières

Article 98

La Direction des Ressources Humaines et Financières (DRHF) est placée sous l’autorité d’un directeur nommé en Conseil des Ministres, sur proposition du ministre chargé de la santé, parmi les responsables administratifs et financiers, de catégorie A, justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues.

Article 99

La Direction des Ressources Humaines et Financières (DRHF) comprend quatre services

le Service Financier le Service administratif et des Ressources Humaines

le Service des Bâtiments et Equipement

le Service des Archives, de la Documentation et des nouvelles technologies de l’information. Sous section 1 : Le Service Financier

Article 100

Le service financier composé de deux sections ; financière et comptable est chargé notamment de

préparer et de présenter le projet de budget du ministère, d’y inclure les subventions au bénéfice des etablissements autonomes concernés, d’en superviser et d’en contrôler l’exécution

suivre la gestion financière des structures et programmes sanitaires relevant du ministere de la santé

assister le Secrétaire Général et la Direction des Etudes, de la Planification et de la coopération internationale dans la mise en place et le fonctionnement des systèmes de recouvrement des coûts

gérer les crédits centralisés, d’engager et de liquider les dépenses

centraliser et tenir à jour la comptabilité du département

instruire les dossiers de transports et de missions et de délivrer les titres et ordres correspondants

répartir les moyens financiers affectés au ravitaillement sanitaire des différentes structures pour leur permettre de s’approvisionner auprès de la centrale d’achat de médicaments et matériels essentiels. Article101 : En liaison avec l’inspection générale de la santé, le service financier

recherche et signale les infractions relatives à la comptabilité publique, à la gestion des deniers de l’Etat et aux actes administratifs pris aux differents niveaux du ministère

fait appliquer la réglementation relative à la tarification des prestations sanitaires dans l’ensemble des secteurs, publique, parapublique et privée. Dans ce domaine, il peut être fait appel aux compétences des services concernés du ministere chargé de l’économie et des finances. Sous section 2 : Le Service Administratif et des Ressources Humaines

Article 102

Le service administratif et des ressources humaines gère les postes budgétaires ouverts annuellement, en liaison avec les ministères chargés respectivement des finances et de la fonction publique. En liaison avec les différentes directions techniques, il met en oeuvre la politique de recrutement et de gestion des personnels.

Article 103

En matière de recrutement, le service administratif et des ressources humaines est chargé notamment

d’établir les prévisions en matière de recrutement des personnels

d’élaborer, avec l’ensemble des services concernés, les standards d’effectifs et les profils de poste

d’examiner les candidatures aux emplois intéressant le département, conformément aux dispositions de l’article 69 de la loi portant orientation de la politique de santé et en relation avec le Service Formation.

Article 104

En matière de gestion des personnels, le service administratif et des ressources humaines

participe à l’élaboration des statuts particuliers des personnels de santé

prépare les décisions d’affectation, de nomination et de mutation et les soumet à la décision des autorités supérieures

évalue l’activité des personnels, élabore et propose des plans de carrière

tient à jour le tableau des personnels, fait contrôler la présence effective des agents à leur poste et suit leur situation disciplinaire conformément à la reglementation en vigueur.

Article 105

Le service administratif et des ressources humaines est chargé enfin

de gérer et de suivre les carrières des personnels de santé

de rechercher et proposer tous moyens permettant de motiver et de responsabiliser le personnel

de s’assurer des visites d’aptitudes et du suivi médical des personnels exerçant sur le territoire national ou en formation à l’étranger

de préparer les dossiers des départs à la retraite. Sous section 3 : Le Service des Bâtiments et Equipements Article106 : Le service bâtiments et équipements gère le domaine immobilier du département. A ce titre, il

participe à la définition des normes des infrastructures sanitaires et aux opérations d’infrastructures inscrites au budget du ministère. Il représente ce dernier lors de leur réalisation

suit tous les programmes de construction et de réhabilitation des structures relevant du ministère de la santé

assure la gestion et l’entretien des bâtiments administratifs et des logements mis à la disposition du département et tient à jour les inventaires des mobiliers et matériels correspondants

définit les normes en équipement et par type de structures.

Article 107

Dans le domaine de ses compétences en équipements, le service bâtiments et équipements

suit l’évolution technologique des équipements et des matériels techniques et propose des normes pour les différents types de structures sanitaires

évalue, avec les différents services et en fonction de leur activité, les besoins des structures sanitaires en équipements médicaux, chirurgicaux et biomédicaux et en matériels non techniques

tient à jour les inventaires des équipements techniques en place et en fait assurer l’entretien par le Service de la Maintenance, qui lui est directement rattaché

recense et gère les moyens de transport du ministère.

Article 108

Le service de la maintenance est chargé d’assurer le caractère opérationnel des matériels médicochirurgicaux et des appareils de biologie et d’imagerie médicales, d’en tenir l’inventaire à jour et de participer à la rédaction des marchés et contrats d’acquisition. En complément des activités qui lui sont propres, il est chargé de superviser les agents de maintenance en poste dans les districts sanitaires. L’organisation et le fonctionnement du service de la maintenance sont fixés par voie réglementaire. Sous section 4 : Le Service des Archives, de la Documentation et des nouvelles technologies de l’information

Article 109

Le Service des archives, de la documentation et des nouvelles technologies de l’information est chargé de gérer la mémoire institutionnelle du Ministère de la Santé à savoir les rapports, documentations, mémoires, conventions, toutes données informatiques et épidémiologiques.

Article 110

Il doit veiller à la bonne conservation et la bonne gestion des archives et documentations du Ministère de la santé et contribuer à l’identification des besoins dans ce domaine.

Article 111

Au sein du service se trouve l’unité des nouvelles technologies de l’information dirigée par un informaticien compétent en matière d’application des réseaux qui a comme missions de

établir un réseau informatique au sein du Ministère

installer un système informatique centrale au niveau de chaque centre

assurer la formation des différents responsables du programme sur les nouveaux logiciels

faire la maintenance du matériel informatique

veiller à la mise à jour du système intranet

créer une base de données pour chaque programme, et

créer et de mettre à jour le site web du Ministère de la Santé. Section 7 : De la Direction des Études, de la Planification et de la Coopération Internationale

Article 112

La Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale (DEPCI) correspond à la cellule définie aux articles 38 et 43 de la loi portant orientation de la politique de la santé et répond à la nécessité de renforcer les capacités de planification du Ministère de la Sante. Article113 : Sa mission vise en priorité à coordonner les actions prescrites par la loi d’orientation. A ce titre, la DEPCI est chargée de

centraliser l’ensemble des données relatives à tous les projets et programmes en cours de réalisation ou à réaliser

produire le plan national de développement sanitaire (PNDS), élaboré à partir des données fournies par le service d’information sanitaire. Après validation technique du plan à moyen terme par le Ministère de la Santé, il est l’approbation du gouvernement

suivre et de contrôler le bon déroulement des projets du ministère inscrits ou non dans les plans et programmes de développement

assurer l’étude et la mise en forme des documents de projets à soumettre aux bailleurs de fonds

dresser le planning des activités du ministère

réaliser toutes études nécessaires à la dynamique du ministère

participer aux réformes hospitalières.

Article 114

En application des dispositions des articles 36 à 38 de la loi d’orientation de la politique de santé, la Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale propose les schémas d’élaboration de la carte sanitaire ainsi que le redéploiement de l’offre de soins en fonction de l’évolution des besoins. Dans ce but, il participe à la définition du « paquet minimum d’activités » pour chaque type de structures.

Article 115

Dans le cadre des programmes d’accessibilité aux soins, la Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale collabore à la conception des mécanismes de participation des bénéficiaires au financement des soins

autonomie des structures sanitaires

recouvrement partiel des coûts de la santé

recouvrement intégral des coûts des médicaments.

Article 116

Dans le cadre de la coordination et de la complémentarité des actions des organismes de l’aide internationale intervenant dans le domaine de la santé, sous l’autorité du Secrétaire Général, il est chargé

d’organiser, une fois par an une revue et une planification commune et si besoin une Table Ronde avec les différents partenaires au développement

de veiller à ce que les propositions de l’aide extérieure s’inscrivent dans le cadre des réformes adoptées et dans les objectifs du plan national de développement sanitaire.

Article 117

Le Directeur des Etudes et de Planification est nommé en Conseil des Ministres, sur proposition du ministre de la santé, parmi les cadres ayant une expérience professionnelle et des compétences reconnues dans les domaines des attributions de la Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale. Il a rang et prérogatives de directeur d’administration centrale.

Article 118

La Direction des Etudes, de la Planification et de la Coopération Internationale comprend deux services

le Service des Etudes et de la Planification et

le Service de la Coopération Internationale. Sous section 1 : Le Service des Etudes et de la Planification

Article 119

Le Service des Etudes et de la Planification dirigé par un administrateur civil est chargé de

identifier les actions à planifier au sein du Ministère de la Santé

produire un tableau de bord qui coordonne les activités du Ministère de la Santé

planifier en accord avec les responsables des programmes à l’élaboration au suivi et évaluation des programmes

collaborer avec le responsable de l’Institut National de Formation du Personnel de Santé et en liaison avec le service de formation continue à la mise en place des programmes de formation

définir et prévoir en accord avec la Direction du Médicament, de la Pharmacie et des Laboratoires, les besoins en médicaments essentiels dans tous les points de vente

élaborer les programmations/budgétisations annuelles en collaboration avec la Direction des Ressources Humaines et Financières

élaborer et suivre en collaboration avec le Service Formation, la Direction des Ressources Humaines et Financières ; et l’Institut National de Formation du Personnel de Santé un plan de développement des ressources humaines

veiller à ce que les interventions des partenaires au développement correspondent aux domaines de priorités inscrits dans le Plan National de développement Sanitaire

participer à l’élaboration du rapport annuel de Suivi des Objectifs de développement du millénaire

participer aux études, enquêtes relatives au secteur de la santé exécutés par les autres directions du Ministère de la Santé, par les programmes de santé ou par toutes autres structures extérieures au Ministère de la Santé

établir un rapport trimestriel, semestriel et annuel de l’état d’avancement du plan directeur tant sur le plan technique que sur le plan financier. Sous-section 3 : Service de Coopération Internationale

Article 120

Le Service de Coopération Internationale est l’interface entre le Ministère de la Santé, les institutions de coopération internationale et a pour principales responsabilités de

coordonner les interventions de l’aide internationale du secteur de la santé

participer à l’élaboration des protocoles d’accord des projets/programmes en collaboration avec le Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération Internationale et les partenaires au développement multilatéraux ou bilatéraux

suivre l’application des termes des accords protocolaires des projets/programmes de santé exécutés avec la coopération multilatérale et bilatérale

suivre l’état d’avancement du taux de décaissement des projets/programmes de santé

établir un rapport annuel sur la situation de l’aide extérieure dans le secteur de la santé

organiser une table ronde annuellement destinée aux partenaires au développement pour rendre compte du suivi de l’aide extérieure dans le secteur de la santé et exposer les projets/programmes en attentes de financement

assurer au niveau du ministère de la santé le service de protocole des personnalités en collaboration avec le service de protocole du Gouvernement

fournir toutes informations relatives au secteur de la santé aux ambassades de Djibouti à l’étranger

assurer le suivi des activités du Groupe de Partenaire de la Santé.

Article 121

Nommé au Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la santé, ce Service est placé sous l’autorité d’un cadre supérieur ayant des compétences et une expérience professionnelle reconnues dans le domaine de la pédagogie et de relations avec les partenaires au développement. Section 10 : De la Direction des Programmes de Santé Prioritaires

Article 122

Les programmes prioritaires sont ceux fixés par le chapitre huitième de la loi d’orientation de la politique de santé, ainsi que ceux visant les principales maladies endémo épidémiques, figurant obligatoirement au plan national de développement sanitaire (PNDS).

Article 123

La Direction des Programmes de Santé Prioritaires (DPSP) est chargée de coordonner les programmes importants en matière de lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles. Elle est placée sous l’autorité d’un médecin formé en santé publique, nommé en Conseil des Ministres sur proposition du ministre de la santé et justifiant d’une expérience professionnelle et de compétences reconnues. Les programmes prioritaires sont

le programme chargé de la réponse médicale aux IST et VIH/SIDA

le programme de lutte contre le Paludisme

le programme de lutte contre la Tuberculose

le programme de lutte contre les maladies non transmissibles

le programme élargi de vaccination

Article 124

Ces programmes nationaux exécutent leurs missions sous la tutelle technique de la Direction des Programmes de santé Prioritaires du Ministère.

Article 125

Ces programmes sont dirigés par des chefs de programmes nommés sur proposition du ministre de la santé. Le chef de programme a rang de chef de service et bénéficie des droits et avantages prévus par les textes. Sous section 1 : Le programme chargé de la réponse médicale aux IST et VIH//SIDA

Article 126

Compte tenu de l’importance que revêt la lutte contre l’épidémie du VIH/SIDA et du fait du renforcement de la réponse globale, le programme vertical chargé de la réponse médicale au VIH/SIDA et IST comprendra, sous la tutelle du chef de programme

unité de prévention et communication

unité de prise en charge médicale du VIH/SIDA et des IST

unité de suivi et évaluation

unité administrative et financière. Chaque unité est animée par un cadre supérieur spécialisé.

Article 127

le chef de programme secondé par son Adjoint est chargé de concevoir, coordonner et superviser les activités médicales de lutte contre le VIH/SIDA et les Infections sexuellement transmissibles (IST). Il s’agit d’un organe technique qui élabore la stratégie, définit les normes, standards et les directives et met en oeuvre les activités de lutte contre le VIH/SIDA et les IST : 1. Unité Prévention et CommunicationC’est l’organe technique du Programme chargé de la réponse médicale au VIH/SIDA et des ISTL pour la prévention et la communication. Les missions sont définies ci-dessous

mettre en oeuvre la stratégie de prévention et de communication du programme

assurer la promotion du conseil et dépistage volontaire, de la prise en charge du VIH/SIDA et la prévention des AES (Accidents par exposition au sang) auprès des bénéficiaires et des acteurs du secteur de santé, de la communauté et de groupes spécifiques notamment patients tuberculeux et ceux présentant des infections sexuellement transmissibles

proposer une stratégie nationale pour le dépistage du VIH/SIDA

identifier les besoins des centres de santé en conseillers spécialisés dans le Centre de dépistage volontaire

mettre en place un système de suivi et de supervision des activités de Conseil et de dépistage volontaire, y compris le recueil et l’analyse des données

développer et mettre à jour les protocoles de prise en charge syndromique des IST

développer les activités de prévention du VIH/SIDA/IST intégrées aux autres activités de prévention, systématiquement menées dans les formations sanitaires à l’intention des usagers

apporter l’appui technique et scientifique nécessaire aux autres acteurs de la lutte contre le SIDA dans la conception, la supervision et l’évaluation des activités de prévention. 2. Unité Prise en charge Médicale du VIH/SIDA et ISTC’est l’organe technique du PLSS pour la prise en charge médicale du VIH/SIDA et ses missions sont les suivantes

développer/mettre à jour les protocoles de prise en charge

élaborer et réviser des outils standardisés de supervision

organiser les Collèges/Comité des ARV et assurer leur secrétariat/rétro information

assurer le suivi et l’évaluation de la prise en charge médicale du VIH dans l’ensemble du territoire national y compris la collecte, l’analyse des données et la supervision

organiser les formations/recyclage pour le personnel de santé et de l’ensemble des acteurs impliqués dans la prise en charge médicale du VIH/SIDA

coordonner le développement et la mise en oeuvre des études sur la prise en charge médicale du VIH/SIDA. 3. Une unité de suivi et évaluationCette unité a comme missions

elle assure l’élaboration des indicateurs de suivi-évaluation des activités du programme

de mettre à jour les différentes planifications mensuelles, trimestrielles et annuelles

d’assurer la surveillance épidémiologique du VIH et des IST

de coordonner avec les partenaires les différentes enquêtes de suivi et évaluation des résultats de la réponse médicale au VIH/SIDA

d’assurer le recueil de données et le suivi de l’exécution des activités sur le terrain

de produire les différents rapports dans les délais et

produire les rapports financiers dans les délais et les transmettre aux structures et services concernés. 4 .L’unité Administrative et financièreElle a comme missions de

établir pour chaque exercice annuel le budget en conformité avec les planifications des activités techniques

veiller à l’exécution budgétaire suivant les procédures administratives, financières et comptables ainsi que le calendrier prévisionnel

produire les rapports financiers dans les délais et les transmettre aux structures et services concernés. Dans le cadre de ses missions, le Programme chargé de la réponse médicale au VIH/SIDA et IST est assisté par des collèges et comités, instances techniques consultatives mises en place par le ministre en fonction des besoins. Sous section 2 : Le programme de lutte contre le paludisme

Article 128

Vu l’émergence des cas palustres et la méconnaissance de la maladie auprès des communautés, le programme de lutte contre le Paludisme a pour fonction d’effectuer les opérations de renforcement de la prise en charge, de la mobilisation sociale, des activités de lutte contre les vecteurs en collaboration avec le service de l’hygiène et la surveillance des épidémies. Les principales unités du programme, sous la responsabilité du chef du programme seront : Le programme sera composé de quatre unités

unité chargée du suivi de la prise en charge

unité chargée de la Prévention et des interventions communautaires

unité chargée de la lutte antivectorielle

unité chargée du suivi et évaluation du programme. 1. L’unité chargée du suivi de la prise en chargeElle a pour missions de

veiller a la mise à jour du protocole de diagnostic et de traitement du Paludisme

veiller à l’application des protocoles dans les structures de soins

en collaboration avec la direction du médicament, de la pharmacie et du laboratoire

veiller à la disponibilité des médicaments et matériels de laboratoire

supervision des activités de prise en charge au niveau des structures de santé

élaborer un rapport semestriel à la suite des supervisions des activités de prise en charge. 2. L’unité chargée de la Prévention et des interventions communautairesElle a pour responsabilité de

participer aux ateliers de sélection des associations à base communautaire oeuvrant pour la lutte contre le paludisme

planifier les activités de prévention en collaboration avec les associations

réaliser des séances de sensibilisation dans le cadre de la prévention et de la prise en charge

planifier la formation des agences d’encadrement ainsi que les associations

participer à la formation des associations et des agents de santé communautaires pour les interventions auprès de la communauté

élaborer des guides de communication et communautaire pour les associations en collaboration avec le Secrétariat Exécutif du Comité Technique Interministériel de lutte conte le SIDA, le Paludisme et la Tuberculose

élaborer des supports audiovisuels et éducatifs avec le service d’éducation pour la santé et de mobilisation sociale

appuyer les ONG dans la réalisation des activités et le choix des stratégie de prévention

superviser les activités de prévention et mobilisation communautaire

élaborer un rapport semestriel à la suite des supervisions des activités des ONG. 3. Unité chargée de la lutte antivectorielle– planifier et coordonner les activités de lutte antivectorielle selon les saisons de transmission

suivre les études entomologiques réalisées après et avant par les équipes technique du service d’hygiène

participer à la formation des agents d’hygiène destinés pour la lutte antivectorielle

évaluer la réalisation des opérations de lutte antivectorielle

suivre l’usage des insecticides et autres produits avec les équipes techniques

superviser les activités de lutte antivectorielle

organiser les commandes des insecticides selon les règles existants

rédiger un rapport semestriel sur la couverture, les obstacles des activités de lutte antivectorielle. Cette unité travaillera en étroite collaboration avec le service d’hygiène publique 4. Unité chargée du suivi et évaluationElle a pour responsabilité de

mettre à jour les indicateurs de suivi et évaluation du programme

suivre et évaluer les effets directs et indirects de prévention et de prise en charge

apprécier la couverture nationale des services de prévention et de prise en charge

veiller à la réalisation des activités conformément au plan d’action

utiliser les données fourni par le SIS et la l’unité de surveillance afin d’élaborer une analyse affinée

analyser la collecte des données trimestriellement de manière à évaluer les résultats du programme

élaborer les outils de collecte, d’analyse et d’évaluation pour les activités du programme

compiler les données collectées dans l’optique de rédiger les rapports semestriels sur la prise en charge, la prévention, et les interventions communautaires ainsi que l’état d’utilisation du budget dans le but de suivre l’état d’avancement et les écarts survenus

assurer la rétro information aux parties concernées. Sous section 3 : Le programme de lutte contre la tuberculose (PNLT)

Article 129

Le programme de lutte contre la tuberculose est chargé de concevoir, planifier, coordonner et assurer le suivi-évaluation des activités de diagnostic, de traitement et de mobilisation communautaire en faveur de la lutte contre la tuberculose. Il est également chargé de superviser les multiples activités de lutte contre la Tuberculose au niveau central qu’au niveau périphérique. Il est sous la direction d’un chef de service.

Article 130

Pour remplir ses missions, le programme de lutte contre la tuberculose s’appuie sur quatre Unités : 1. Unité de supervision médicaleCette unité est chargée de

planifier les activités de prise en charge de la tuberculose en collaboration avec les régions sanitaires et le Centre Paul Faure

suivre régulièrement par des supervisions formatives en ce qui concerne le traitement et la prise en charge nutritionnelle

faire les rapports trimestriels et annuels des activités de prise en charge des malades. 2. Unité de supervision des activités de laboratoiresL’unité est chargée de

planifier les activités de formation continue des laborantins

contrôler la qualité des examens de bacilloscopie et de culture

procéder régulièrement aux prélèvements d’échantillons pour le contrôle de qualité

faire les rapports trimestriels et annuels des activités de diagnostic bactériologique et de culture. 3. Unité de suivi-évaluationCette unité a comme missions de

assurer l’élaboration des indicateurs de suivi-évaluation des activités du programme

mettre à jour les différentes planifications mensuelles, trimestrielles et annuelles

assurer le recueil de données et le suivi de l’exécution des activités sur le terrain

produire les différents rapports dans les délais. 4. Unité Administrative et financièreL’unité administrative et financière a comme mission

établir pour chaque exercice annuel le budget en conformité avec les planifications des activités techniques

veiller à l’exécution budgétaire suivant les procédures administratives, financières ; et comptables ainsi que le calendrier prévisionnel

produire les rapports financiers dans les délais. Le chef de programme a rang de chef de service et bénéficie des droits et avantages prévus par les textes. Sous section 4 : Le Programme de Contrôle des Maladies Non Transmissibles

Article 131

Le Programme de Contrôle des Maladies Non Transmissibles est chargé de

appuyer les différents programmes de contrôle de maladies non transmissibles dans l’élaboration de stratégies et la définition des activités prioritaires

coordonner, superviser, évaluer la mise en oeuvre des plans d’actions de chaque programme en étroite collaboration avec les responsables et points focaux concernés.

Article 132

Au niveau des structures sanitaires des différentes régions sanitaires, et en étroite collaboration avec les directions, il devra

veiller à la mise en oeuvre des stratégies élaborées pour réduire les problèmes de santé liés aux maladies non transmissibles et améliorer les activités en faveur de la santé

assurer le suivi régulier et la supervision des activités décrites dans les plans d’actions et

apporter un appui technique et de gestion dans les activités de renforcement des capacités.

Article 133

Le Programme de contrôle des maladies non transmissibles est également chargé de

de contribuer à la collecte, exploitation et transmission des données épidémiologiques au service d’information sanitaire

de proposer à sa hiérarchie les décisions à prendre en matière de stratégie et de plan d’actions pour le contrôle de ces problèmes de santé Publique

de proposer et/ou participer aux activités de recherche opérationnelle dans le domaine des maladies non transmissibles

de suivre, évaluer et superviser les activités sur terrain tant préventif que curatif. Sous section 5 : Le Programme Elargi de Vaccination

Article 134

Le Programme Elargi de Vaccination (PEV) a pour missions d’assurer la couverture vaccinale sur l’ensemble du territoire pour atteindre un taux d’immunisation nationale de 95% d’ici 2015 en ce qui concerne la rougeole, la diphtérie,la poliomyélite,la coqueluche,le tétanos néonatal et la Tuberculose.Le PEV doit concevoir les stratégies et méthodes d’intervention afin d’assurer une assistance technique et logistique aux zones de santé dans le cadre de la prévention des maladies précitées. II est également chargé de suivre, d’évaluer, superviser les activités sur terrain et d’en faire les rapports régulièrement et à la fin de chaque campagne de vaccination.

Article 135

Dans ses missions et pour opérationnaliser ses interventions, le programme élargi de vaccination (PEV) en collaboration avec la direction de la santé de la mère et de l’enfant, s’appuie sur trois unités à savoir

une unité de planification et de la logistique

une unité des gestions des vaccins et des données

une unité administrative et financière. 1. Une unité de la planification et de la logistiqueElle a pour missions de

identifier les besoins en vaccins, vitamines A , matériels, équipements de transport et des moyens humains en vue d’une bonne planification

élaborer la politique nationale et les grandes orientations du PEV

élaborer les plans d’action annuels du PEV incluant le plan logistique nécessaire pour le déroulement des activités de vaccinations

assurer en collaboration avec les autres unités une assistance technique aux services chargés d’exécuter les activités techniques

former les superviseurs et le personnel des sites. 2. Une unité de gestion des vaccins et des donnéesElle a comme attributions

identifier les besoins en vaccins, vitamine A, matériels, équipements de la chaîne de froid en vue de la planification

élaborer et mettre en oeuvre le plan logistique nécessaire pour le déroulement des activités de vaccinations pour la routine et des Journées nationales de vaccination (JNV)

élaborer en collaboration avec l’unité de la planification et de la logistique les stratégies de mise en oeuvre des vaccinations supplémentaires et en assurer le suivi

former les superviseurs et le personnel des sites. 3. Une unité administrative et financièreCette unité a comme missions de

planifier en collaboration avec les unités techniques du PEV l’intégration des activités de vaccinations dans les centres de santé

apporter un appui financier et logistique aux formations sanitaires

identifier les besoins en formation dans les centres de santé

gérer le patrimoine et le Personnel du PEV. TITRE III : DES ETABLISSEMENTS SOUS TUTELLE

Article 136

Sont placés sous tutelle technique du ministère de la santé les établissements autonomes suivants

l’Hôpital Général PELTIER

la Centrale d’Achat des Médicaments et des Matériels Essentiels; (CAMME)

le Centre Paul Faure

la Maternité de Dar El Hanan

l’Hôpital de Balbala

le Centre National de Transfusion Sanguine

le Centre Yonis Toussaint

l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé (ISSS)

l’école de la médecine

la Direction Nationale des Urgences et des Catastrophes.

Article 137

Les statuts, l’organisation et le fonctionnement de ces établissements sont fixés par voie de décret ou arrêté préparé et soumis aux instances concernées par le Ministre de la Santé. DISPOSITIONS FINALES

Article 138

Des textes particuliers détermineront les mesures nécessaires à l’application de la présente Loi.

Article 139

La présente Loi abroge et remplace toutes les dispositions antérieures contraires, notamment celles de la Loi n°118/AN/01/4ème L du 21 janvier 2001 relative aux attributions et à l’organisation du Ministère de la Santé. Elle est applicable dès sa promulgation et sera insérée au Journal Officiel de la République de Djibouti.

Le Président de la République

chef du Gouvernement

ISMAÏL OMAR GUELLEH